Corentin souffle le chaud et le froid

Corentin a enchaîné deux trails régionaux: la Noctambule et l'Aymon Trail. Ses jambes racontent son périple.

L’Aymon Trail : une grosse claque dans la gu.... !

Voilà une dizaine de jours que j’ai participé à l’Aymon Trail, un trail au départ de Bogny-sur-Meuse, petite localité des Ardennes françaises, située à quelques encablures de Monthermée et de la confluence de la Semois et de la Meuse. Les jambes semblent avoir récupéré maintenant et l’acide lactique ou les micro-traumatismes cellulaires ne devraient plus affecter mes capacités mentales. Il est donc temps d’en faire un petit compte-rendu.

Pour vous faire appréhender au mieux l’expérience vécue sur ce trail, je me dois d’abord de revenir sur la Noctambule chimacienne, courue une semaine plus tôt.

Chimay – 20 février 2016 – Temps pourri de chez pourri

Mon dernier trail remontant, si je ne me trompe, à celui des Crêtes de l’Eau Noire organisé par notre ami Yves au mois de juillet et le fait de courir, pour la première fois, en nocturne m’incitent à la prudence. Je décide donc de participer à la Noctambule en entraînement... mais sans se promener quand-même. Objectif : courir à 90%. Ce sera certainement profitable en vue de l’Aymon Trail de la semaine suivante, me dis-je à ce moment.

19h passé de de 3-4 minutes, on se retrouve tous sur le Ravel. Julien nous libère, c’est parti !

Je démarre avec Béber relativement prudemment entre la 30ème et la 40ème place... mais on n’y restera pas longtemps. À peine après avoir quitté le Ravel, on commence à grappiller une place ou l’autre. Arrivés dans le parc, on se laisse porter par la descente : encore 2-3 places de gagnées.

Après un premier salut à la fanfare à Virelles, on commence à monter et on aborde les premiers passages boueux, inutile de vous préciser que ce ne seront pas les derniers. Visiblement, on a de bonnes chaussures car on revient sur quelques gars en perdition sur ce sol glissant. On choisit de passer devant et de ne pas profiter de leurs figures acrobatiques (même si ça aurait sans doute été un peu plus drôle que de regarder le patinage artistique le premier janvier, avachi dans le canapé).

Béber est en forme et ça se voit ! À une ou deux reprises, je dois le laisser prendre quelques mètres pour ne pas m’asphyxier sur les bosses courtes mais raides.

Arrivés à la queue du lac, on est dans le top 15 voire, peut-être, un peu mieux. La côte fait mal, chacun la passe à son rythme, mais dans la descente vers Lompret, regroupement général. On est 5 ou 6 avec, notamment, Renaud Leblanc. Au passage devant le resto le plus célèbre de la Botte du Hainaut (dont la patronne est dans la course), on nous annonce que nous sommes en 7ème position.

Retour sur les petits chemins et donc dans la boue, je m’amuse !

Je ferai la deuxième moitié de la course en maintenant mon rythme et en m’appliquant pour garder mon équilibre dans les passages les plus délicats.

On revient sur du plus roulant. Deuxième passage devant la fanfare : je m’amuse toujours !

Dernière bosse dans le parc suivie de la plongée sur le Collège. Et c’est fini ! Et bien, moi qui n’étais pas certain d’apprécier les trails nocturnes, j’ai passé vraiment un chouette moment sous la pluie. Bon, j’avoue : j’ai sans doute couru à 92, 93 % plutôt que 90 mais c’était tellement bon !

Je ne vous détaillerai pas l’après-course mais vous vous doutez qu’avec les gaillards de l’organisation, il ne fut pas triste. Je m’étais promis de rentrer chez moi vers 23h, j’ai commencé à dire au revoir à 1h et j’ai quitté la salle un peu après 2h. Bref, j’ai fait la Noctambule.

Bogny –sur-Meuse - 27 février – Froid et grand soleil

Parcours magnifique – D+ de 1600m – 31 km

Après une première moitié de course que je ne pensais pas trop rapide mais que je me suis bien planté, j’ai fait les 12 derniers kms à la ramasse.

Mort de chez mort !

Je n’ai pas couru à 90, 92 ou 93% mais j’ai marché à 150%.

Le plus dur et le plus beau trail que j’aie fait jusqu’à présent.

Bon, je me rends bien compte que mon compte-rendu de l’Aymon Trail peut être un peu décevant. Mais j’ai passé un peu plus de temps que prévu sur celui de la Noctambule. Et comme ça, je laisse à Stéphane le soin de donner sa vision de cette course terrible ;-).

Et puis, la meilleure manière d’en cerner tous les contours, c’est de m’y accompagner l’année prochaine. Vous ne serez pas déçus !

 

Noctambule Aymon Trail

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